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Descriptif
général
Etude consacrée aux sources de la crise du christianisme, fondée sur des enquêtes ponctuelles. E. Fouilloux attribue cette crise aux conflits de la société française des années 1950 et 1960 : décolonisation, mouvements contestaires, etc.
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Descriptif
Détaillé
Personne ne nie la crise du christianisme en France depuis quelques décennies.
Mais les interprétations internes, à forte charge polémique parfois, se retrouvent
sur deux postulats discutables aux yeux de l’historien :
– la crise serait, d’une manière ou d’une autre, consécutive au concile
Vatican II ;
– elle serait, d’une manière ou d’une autre, intérieure aux églises.
Sur le fondement d’enquêtes ponctuelles, mais cohérentes, cet ouvrage se
propose de contester ces deux postulats :
– la crise existe en plein jour depuis la guerre d’Algérie ; elle précède
donc largement Vatican II qui ne fait que la relancer et l’approfondir
avec le renfort des « événements » de 1968 ;
– elle ne saurait donc se réduire à une crise interne ; au contraire, elle se
trouve prise dans les principaux conflits de la société française à la
charnière des décennies 1950 et 1960 (décolonisation, retombée des
« trente glorieuses »…) qui la déterminent pour partie.
Ce parcours s’insère chronologiquement entre Chrétiens français (Seuil) et La
Crise du catholicisme de Pelletier.
Etienne Fouilloux est agrégé d’histoire et docteur ès-lettres. Il enseigne l’histoire
contemporaine à l’université Lumière-Lyon 2. Il consacre depuis trente ans ses
recherches à l’histoire de la pensée chrétienne au XXe siècle : genèse du mouvement
oecuménique ; rôle des chrétiens dans les deux guerres mondiales ; rapport entre
initiatives périphériques et autorité romaine au sein du catholicisme.
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