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Descriptif
général
Cette étude part de la réalité la plus fondamentale de la vie humaine : le boire et le manger, réalité à laquelle sont liés les grands thèmes bibliques (libération d'Egypte où Israël était descendu à cause d'une famine, alliance, don de la terre "qui ruisselle de lait et de miel"). Car l'enjeu du rapport à la nourriture est bien la vie ou la mort.
L'auteur :
André Wénin, né en 1953, est docteur en sciences bibliques (Institut biblique de Rome). Il enseigne l'exégèse de l'Ancien Testament et les langues bibliques à la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve. Il est également professeur invité à l'Université grégorienne de Rome pour la théologie biblique du Pentateuque.
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Descriptif
Détaillé
Pour tout être humain, l'acte de manger est absolument capital. Non seulement il est indispensable à la vie, mais dès le départ, l'oralité liée à la nourriture est structurante du psychisme humain. Et le repas, point de jonction entre nature et culture, est à la fois une rencontre avec l'univers entier et un rite social hautement révélateur des groupes et des personnes. En outre, l'acte de manger entretient aussi un lien intrinsèque avec la violence puisqu'il consiste en une appropriation par la destruction. Impossible de vivre sans détruire de la vie. Mais s'il en est ainsi, tout est une question de mesure, de limite. C'est ce que ne manque pas de souligner, et dès son tout début, le récit biblique. Quand Dieu donne à toute chair sa nourriture (Gn 1, 29-30), il limite celle-ci aux végétaux, et suggère de la sorte la possibilité de contenir la violence par respect de la vie. Ensuite, au moment où il met l'homme en relation avec l'extérieur, le Seigneur lui enjoint de ne pas manger tout ce qui est donné (Gn 2,16-17). Il ménage ainsi la possibilité de la reconnaissance et du partage. Dès les premières pages de la Bible, la nourriture occupe une place stratégique dans le rapport de l'humain à ce qui détermine son devenir et sa vie : la gestion de la violence et l'ouverture à l'altérité qui le constitue dans son identité.
Cette thématique court tout au long des deux Testaments. La nourriture apparaît comme le lieu où se manifestent symboliquement, et par des gestes d'apparence banale, les choix fondamentaux dont l'enjeu n'est autre que la vie et la mort. Ce livre n'est pas à proprement parler l'étude d'un thème, ni une recherche historique. Il se déploie plutôt comme une réflexion étayée par un dialogue serré et exigeant avec le récit biblique sous sa « forme finale » ou canonique, dans un effort pour faire percevoir quelque chose de l'unité de sens qui se cherche dans le Livre.
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